samedi 16 novembre 2019

Pandémie

Robin Cook




  • Broché : 528 pages
  • Editeur : Albin Michel (30 octobre 2019)
  • Collection : A.M.THRIL.POLAR
  • Existe en version numérique 
  • Langue : Français
  • Traduction (Anglais) : Pierre Reigner










Pandémie :  le titre est un peu trompeur car  Cook s’attaque plutôt à la découverte récente en génétique du Cripsr/cas9 une méthode révolutionnaire qui permet de travailler  l’ADN un peu comme on le veut sur  le vivant. 

Le roman ne commence pas comme souvent par une représentation à l’état au niveau cellulaire de ce qui se passe dans l’organisme de la victime impliquée. Cette fois rien ne nous explique ce qui arrive à cette une jeune femme de 30 ans victime d’une détresse respiratoire aiguë dans le métro New York. Lorsque Jack Stapleton se charge de l’autopsie à l’institut médico-légal où il travaille toujours,  il n’est pas au bout de ses surprises. D’abord par l’importance des lésions constatées au niveau de l’appareil respiratoire de la jeune femme qui fait qu’elle s’est littéralement noyée dans ses propres poumons. Par ailleurs Jack constate qu’elle a subi une transplantation cardiaque et surprise au niveau des analyses toxicologiques systématiques dans le cadre d’une mort subite comme celle-là,  il semble que la jeune femme n’avait  aucun traitement immunosuppresseur ce qui est absolument incontournable pour éviter qu’une greffe d’organe soit rejetée par l’organisme receveur. 

De plus on a pas l’identité de la jeune femme puisque son téléphone et son sac lui  ont été rapidement dérobés à la suite de son malaise. Autant dire que Jack va devoir  très rapidement outrepasser les limites de ce qui lui est attribué dans le cadre de son travail et démarrer sa propre enquête.

 On a fait connaissance auparavant avec un milliardaire chinois dont le fils est également un milliardaire chinois qui a investi son argent au niveau de la recherche médicale aux États-Unis et de son fils avec qui il semble partiellement en désaccord. Tout est en place pour que l’intrigue  se noue.

C’est avec plaisir que l’on retrouve le couple Stapleton, même si leur situation n’est pas forcément enviable : Laurie est montée en grade au niveau de l’hôpital puisqu’elle est responsable de l’institut médico-légal, mais dans sa vie privée les choses ne se sont pas fort forcément améliorées : si son petit garçon a guéri  de la tumeur donc il était atteint, sa fille âgée  de trois ans semble présenter tous les signes de l’autisme. Et pour arranger les choses sa belle-mère squatte son appartement.


L’enquête est intéressante comme d’habitude. Peut-être un peu moins de suspense et et quelques longueurs. Le cas médical est bien exploité. Par contre la fin est un peu facile et bâclée, voire invraisemblable .



C’est donc un honnête Robin Cook sans plus.  Il en fut de meilleurs et de beaucoup plus angoissants.



Robin Cook est un écrivain américain, né en 1940, auteur de nombreux thrillers se déroulant dans le milieu médical.


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