mardi 13 novembre 2018

Dracula Les origines

Dacre Stoker 
J.D Barker








  • Broché: 538 pages
  • Editeur : Michel Lafon (18 octobre 2018)
  • Existe en version numérique
  • Langue : Français
  • Traduction (Anglais) : Eric Betsch















A partir des notes de Bram Stoker, le célèbre auteur du célèbre Dracula, son arrière petit-neveu, aidé d’un spécialiste  de la littérature fantastique , se propose de nous restituer les prémisses du roman, dont les 102 premiers pages avaient été récusées par l’éditeur. 

Je reviendrai sur le roman après avoir évoqué l’ouvrage initial, le Dracula de Bram Stoker, oeuvre mythique, construite sous forme d’échanges épistolaires, et qui rapporte l’enquête obstinée d’un professeur de ce que l’on appellerait de nos jours neurosciences, passionné également d’explorations de phénomènes paranormaux. Sur les traces d’un être malfaisant, aidée de leurs victimes, Jonathan Harker et sa fiancée, l’équipe va se confronter au comte Dracul, qui , non content de vider ses proies de leur sang, répand l’aberration  comme une épidémie.
Ce roman là est passionnant, et transmet l’angoisse à travers celle éprouvée par les personnages. Quelques scènes montrent le monstre en action, mais la terreur est presque plus prégnante quand il est proche mais non visible. 

Dans le roman de Drace Stoker, le ton est beaucoup plus direct, customisée à la sauce des films d’horreur contemporain : ça grouille, ça suinte, ça pue. Les larves de tout acabit accompagnent les cadavres. C’est un premier écueil.

Quant à l’articulation avec le roman du grand-oncle, elle est peu claire. Le seul personnage commun est celui de la comtesse  citée rapidement dans les premières pages du Dracula original. Et le personnage principal est Bram Stoker lui-même , qui nous conte son enfance par l’intermédiaire d’un journal. On est également informé de l’évolution des événements par la correspondance d’autres personnages, un peu comme dans le roman original. 
L’histoire  est construite sur la recherche de celle qui fut la nourrice de Bram, et qui le sauva d’une mort quasi-certaine en utilisant un remède très personnel et non homologué par la faculté de médecine. Curieusement, même si c’est vaguement expliqué , le jeune Bram ne contracte pas la malédiction.

L’histoire est agitée, les déplacements nombreux entre l’Irlande et la Transsylvanie, et le tout un peu confus.


Cela reste une lecture intéressante, mais n’apporte rien à l’ouvrage princeps, relu à cette occasion,  que je préfère tant sur le fonds que sur la forme.

Merci à Babelio et aux éditions Michel Lafon pour leur confiance





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