mardi 30 avril 2019

Relic

Preston & Child






  • Poche: 542 pages
  • Editeur : J'ai lu (4 septembre 2010)
  • Collection : J'ai lu Thriller
  • Existe en version numérique
  • Langue : Français
  • Traduction (Anglais) : Jean Colonna









Rien que le nom du fin limier de la série donne envie de la découvrir : Aloysus Pendergast…Cela sent le fantastique et les aventures très dépaysantes, avec des relents d’obscurantisme . Même si le premier tome ne permet pas de vraiment faire connaissance en profondeur avec cet agent spécial du FBI venu du sud, et que son rôle reste modeste dans cet opus par rapport à l’énergie que déploie Margo, l’étudiante au coeur de l’intrigue.

Les autres personnages sont nombreux et parfois difficile à mémoriser dans leur fonction. Ce qui n’est pas fondamental. D’autant qu’un certain nombre finiront rapidement dans les griffes du monstre tapi dans les profondeurs du muséum d’histoire naturelle de New-York. Le célèbre bâtiment est le siège de meurtres extrêmement violents et répétés, les premiers remontant à 7 ans plus tôt, mais le nombre de victimes semble augmenter à vitesse exponentielle, avec une mise en scène toujours identique, lacération du tronc et décapitation. Des ombres puantes hantent le sous-sol du bâtiment, créant une psychose bien compréhensible parmi les occupants des lieux. Seulement voilà, l’affaire ne doit pas être ébruitée car l’équipe de direction prépare une exposition qui doit rassembler de nombreux curieux, le but étant de booster fréquentation des lieux. Pas question donc d’alerter les médias. 

La présence malveillante se précise peu à peu et les liens avec une ancienne tribu amazonienne, décimée dans par un bombardement au napalm, orientent l’enquête vers la survie d’une chimère, un dessert pour généticien.

Si la première partie est plutôt lente, le temps représenter les personnages , d’expliquer les origines de l’affaire et de mettre en place une course contre la montre avant la fameuse exposition, on assiste ensuite à une terrible accélération des événements et le roman devient un véritable page-turner haletant.

Les auteurs ne dédaignent pas les hypothèses scientifiques, faisant  la part belle, comme dans Cauchemar génétique, à la génétique. 

Pas question donc de s’ennuyer dans ce thriller, qui , je le découvre en rédigeant ces lignes a été adapté en film sous le titre de The Relic.


Promesse de nombreuses heures de plaisir avec les quelque dix huit tomes de la série, à la recherche de frissons mais aussi pour explorer plus précisément la personnalité et l’histoire d’Aloysus Pendergast.



Une forme noire commença bientôt à s'extraire de l'obscurité lointaine, à une distance que le faisceau de la lampe de poche ne pouvait pas atteindre. Bientôt, elle cessa de bouger. On eût dit qu'elle levait la tête. Il y eut comme un reniflement étrange.

*

Généralement, on utilise l'ADN humain comme référent externe, parce que la cartographie en a été largement explorée. On provoque quand même une réaction des chaînes de polymères sur l'échantillon, d'où multiplication des gènes, des milliers et des milliers de copies apparaissent, ce qui nous donne pas mal de boulot.

*

Il parcourut rapidement le catalogue. Voilà ce qu'il cherchait :Times Picayune,de 1840 à nos jours.
Il chargea l'année 1988 dans la machine. En arrivant au mois d'octobre, il ralentit, puis s'arrêta. Un titre en grosses lettres, corps 72, s'étalait devant ses yeux au sommet de la page : 
— Dieu du Ciel !
Aprésent il voyait, sans l'ombre d'un doute, pour quoi les caisses de Whittlesey avaient passé si long temps sur le port de La Nouvelle-Orléans.









Douglas Preston, né le 20 mai 1951à Cambridge dans le Massachusetts, est un écrivain américain. Il est l'auteur de plusieurs romans dans les genres de l’horreur et du techno-thriller qu'il écrit seul ou en collaboration avec Lincoln Child.


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