vendredi 11 septembre 2020

La belle-mère ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

 Sally Hepworth





  • Broché : 360 pages
  • Existe en version numérique
  • Éditeur : L'Archipel (20 août 2020)

  • Langue : Français
  • Traduction (Anglais) : Maryline Beury




Sujet épineux! La belle-mère est une image d’Epinal, un archétype de l’ennemi potentiel, une source d’angoisse pour toute future compagne qui envisagerait de se mettre en concurrence avec l’autrice des jours de son bien-aimé. Car notons-le, cette relation à risque fonctionne essentiellement entre femmes. 


Pour Lucy, Diana ne déroge pas à la règle : froide, distante, bien décidée à ne rien concéder à ses propres enfants, y compris sur le plan financier, alors que ses largesses sont destinées à une association d’immigrés, qu’elle aide de son mieux. C’est ce qui fait l’ambiguïté du personnage,  aussi peu empathique que possible pour sa famille mais dévouée corps et âme (et portefeuille) pour les plus démunis.


Si toute la famille se conforme à ce fonctionnement particulier, le décès de Diana vient révéler des abîmes de non-dits et le testament créera des remous. D’autant que les causes de la mort ne sont pas claires.


La narration alterne entre les points de vue de Diana et de Lucy, pour faire progresser l’histoire entre révélations du passé et évolution de la crise familiale après le décès. Ce qui donne un rythme intéressant au récit, et attise la curiosité du lecteur, chapitre après chapitre, révélations après révélations.


Entre thriller et comédie sociale, La Belle-mère est un roman agréable à lire , avec une construction habile et des personnages que l’on suit avec intérêt 




Je suis occupée à plier du linge sur la table de la salle à manger quand la voiture de la police se gare devant la maison. Elle arrive sans fanfare, ni gyrophare ni sirène hurlante, mais je ressens malgré tout un subtil pincement au ventre, cette alarme naturelle signalant que quelque chose ne va pas.

*

Diane a été retrouvé morte, un flacon de poison à la main; Or il n'y avait pas de trace de poison dans son sang, et on a constaté l'absence d'un coussin ainsi que des traces d'étouffement.  Même moi, je me rends compte que le suicide de diana ressemble à un meurtre maquillé. Mais dans ce cas, pourquoi avoir caché la lettre d'adieu dans un tiroir, au lieu de la laisser en évidence? 




Née en Australie, Sally Hepworth a entamé une carrière dans les ressources humaines, parcouru le monde, avant de s'installer à Melbourne avec son mari et leurs deux enfants pour se consacrer à l'écriture. 


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