mardi 25 juillet 2017

Le koala tueur

Kenneth Cook






  • Poche: 224 pages
  • Editeur : Le Livre de Poche (16 février 2011)
  • Collection : Littérature & Documents
  • Existe en version numérique
  • Langue : Français
  • Traduction (Anglais) : Mireille Vignol
  • ISBN-10: 2253133108
  • ISBN-13: 978-2253133100












Kenneth Cook était un journaliste imaginatif et/ou malchanceux. Dans le bush australien, les rencontres avec les hommes et les animaux risquent fort souvent de virer au presque drame dont le déroulement fait craindre à chaque fois une issue fatale, pour les protagonistes.

Qu’il s’agisse du koala qui fait le titre et qui vous fait changer d’opinion pour le reste de vos jours sur cet animal que vous aviez jusque là mis dans la catégorie des nounours doux et inoffensifs, ou des serpents et cette fois vous confortez votre avis concernant leur dangerosité, à chaque fois, la relation à l’animal se fait au détriment de l’humain qui s’y  frotte (déconseillé avec les serpents).

Quant aux démêlés avec ses congénères humains l’auteur n’est pas en reste sur les coups du sort : la faune des pubs ne rehausse pas le niveau : paris stupides, arnaques en tout genre, la fréquentation de ces établissements offre bien d’autres possibilités que celle d’étancher sa soif.

C’est très exotique pour un lecteur non autochtone, les animaux inconnus, les coutumes étranges, nous transportent dans un autre monde, qu’on aura finalement peut-être pas envie de découvrir. Dans un autre opus, l’auteur nous avait déjà mis en garde vis à vis des kangourous ou des wombats.

Le ton est tragi-comique : l’auteur conte les anecdotes comme on le ferait dans une soirée pour épater la galerie, et les dangers évoqués sont relativisés par le fait que le narrateur est là pour les rapporter.

Pas de surprise quand on a déjà lu La vengeance du wombat : même procédé narratif, et même aventures saugrenues et exotiques, qui prêtent à sourire avec compassion pour le malchanceux héros malgré lui.






Techniquement, il était déjà mort. Aucune constitution humaine ne peut résister à un tel assaut d'alcool. Ivan n'était pas humain ; peut-être n'avait-il jamais été vivant.

*

Si des pensées parvenaient à traverser mon cerveau terrorisé, elles consistaient à me demander si j'allais chuter et mourir, me faire entraîner dans l'immensité désertique et mourir, ou affronter l'haleine du chameau une nouvelle fois et mourir.

*

L'un des mythes répandus sur l'Australie, c'est qu'elle n'abrite aucune créature dangereuse, hormis les crocodiles, les serpents et les araignées. C'est faux. Il y a aussi des Aborigènes et des chameaux. Individuellement, ils sont redoutables. Ensemble, ils sont quasi mortels.


















lundi 24 juillet 2017

J'enquête

Joël Egloff






  • Broché: 285 pages
  • Editeur : Buchet-Chastel (3 mars 2016)
  • Collection : LITT FRANCAISE
  • Existe en version numérique
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2283026318
  • ISBN-13: 978-2283026311















Le narrateur est un personnage ordinaire , très ordinaire. Et pourtant, dès le départ, le ton est donné. Il y a quelque chose qui cloche. 
Le passé de notre détective auto-proclamé est trouble : il semble que des impasses ont jalonné son parcours. Et que cette mission qui lui est confiée relève de la survie domestique sur fond de panne de chaudière.

Toujours est-il que notre fin limier se retrouve dans un bled paumé, le lendemain de Noël, chargé de débusquer le ravisseur de l’enfant Jésus, celui de la crèche en plâtre, pompeusement rebaptisée « scène de crime ». . 
Imprégné de séries TV , il rassemble les indices les plus ténus, interroge « habilement » les témoins et court désespérément après son avance, car clairement, on comprend à travers les échanges téléphoniques avec son épouse que le budget familial est très problématique.

C’est un univers très décalé qui s’appuie sur un modèle d’enquête policière, mais où curieusement rien ne se passe. Une superposition d’un cadre affligeant de banalité et d’une investigation dérisoire. 
C’est très agréable à lire, le personnage est sympathique, son ingénuité est touchante. l’humour est basé sur un subtil décalage entre ce que ressent le narrateur et ce que comprend le lecteur.

On reste cependant un peu sur sa faim quant au dénouement….ou alors il eut fallu qu’une série  de scénarios similaires crée un fil rouge qui justifie le propos. Car en l’état cela ressemble plus à un brouillon, un fond de tiroir proposé à l’éditeur en mal de publication.




À la gare, personne.
J’ai posé mon sac à mes pieds et j’ai regardé autour de moi. Comme j’avais demandé qu’on soit discret, qu’ils ne viennent pas m’accueillir, surtout, avec mon nom inscrit en grand sur un carton qu’ils brandiraient aux yeux de tous, j’ai pensé qu’ils se tenaient peut-être un peu à l’écart et n’apparaîtraient qu’une fois l’endroit redevenu désert.
Mais ce ne fut pas le cas

*

En tout cas, je n'échangerais pas ma vie contre celle de la reine d'Angleterre, a fait la jeune coiffeuse, du bout des lèvres. Elle non plus, rassurez-vous, lui a rétorqué sa cliente

*

Juste avant de tendre mon sac, elle m'a demandé si j'avais des enfants. Pourquoi cette question ? j'ai pensé. Je m'en suis méfié un peu, mais j'ai tout de même répondu que j'en avais deux. Alors, elle a glissé deux ballons de baudruche dans le sac. Un rouge et un bleu. C'est gentil, j'ai dit, tout en regrettant de ne pas lui avoir répondu que j'en avais trois




dimanche 23 juillet 2017

Comme Dieu le veut

Niccolo Ammaniti








  • Poche: 544 pages
  • Editeur : Le Livre de Poche (12 mai 2010)
  • Collection : Littérature & Documents
  • Langue : Français
  • Traduction (Italien) : Myriem Bouzaher
  • ISBN-10: 2253129232
  • ISBN-13: 978-2253129233










Voilà une fresque sociale contemporaine menée tambour battant! En compagnie de pieds nickelés aussi désespérants qu’attendrissants dans leur infortune, même si elle résulte le plus souvent de leur incapacité à prendre les bonnes décisions. Je dirais même plus, à leur obstination de choisir systématiquement la pire solution.
Rino, le skinhead alcoolo, Danilo, qui rêve encore de reconquérir sa femme malgré le drame qui les a séparé, Quattro Formaggi, jamais remis d’une électrocution, les trois lascars projettent un coup fumant qui les sortirait de la mouise : défoncer un distributeur de billets à l’aide d’une voiture bélier! 

Cristiano, essaie de trouver des repères au sein de toute cette confusion. Pas de copains, la crainte permanente que le zélé Beppe le place en famille d’accueil, un amour immense pour son père Rino, qui arbore un drapeau nazi dans sa chambre et passe le plus clair de son temps dans les brumes d’une alcoolisation massive. Pour lui, il est capable de tuer un chien de sang-froid, et bien pire.

Dans une Italie terriblement éprouvée par l’agonie d’une économie que le passage à l’euro a achevée, Niccolo Ammaniti, décrit avec réalisme le quotidien désespérant de ceux qui osent encore espérer, au risque de se perdre un peu plus.

Tels des funambules au dessus d’une précipice, la bande de losers s’achemine avec détermination vers le drame.

Les personnages sont remarquables. Malgré leur faiblesse, leurs tares, on s’y attache avec force. Ils parviennent à nous faire rire, tout en inspirant un dégoût jusqu’à la nausée. Quattro Formaggi en particulier, qui vit dans un taudis envahi par un chantier de crèche, et cherche inutilement le sens divin de chaque événement pour justifier ses frasques, est un quasimodo des temps modernes.

Mais celui qui hisse le récit au rang de chef d’oeuvre c’est bien sûr Cristiano, dont on n’ose imaginer l’avenir, après cette enfance écourtée (a-t-elle même existé?). Intrépide, fidèle à sa parole, mal dans sa peau, mais largement plus malin que son entourage, on croise les doigts pour que ses ressources lui viennent en aide

L’écriture est tonique, efficace, on se s’ennuie pas un instant, et on arrive à rire (jaune) de cet humour (noir) qui ponctue les pages et allège le récit.


Une excellente lecture, hautement recommandable.




C'est dans mon caractère. Si tu me fais une saloperie, c'est terminé avec moi pour toujours et je t'aurai toujours dans le collimateur. J'ai peut-être un caractère de merde, mais c'est celui que j'avais quand je suis venu au monde. C'est très facile d'avoir des relations avec moi, suffit de pas me faire chier, et tout roule. » Ainsi parlait Rino à toute personne qui lui faisait remarquer, avec une extrême délicatesse, qu'il était un brin susceptible.

*

Ne parle de liberté. Ils sont tous bons pour parler de liberté. Liberté par-ci, liberté par là. Ils en ont plein la bouche. Mais bon Dieu, t'en fais quoi de ta liberté ? Si t'as pas un rond, pas de boulot, t'as toute la liberté du monde mais tu sais pas quoi en faire. Tu pars. Et où tu vas ? E comment tu y vas ? Les clochards sont les plus libres de la terre et il crèvent congelés sur les bancs des parcs. La liberté est un mot qui sert seulement à baiser les gens. Tu sais combien de cons sont morts pour la liberté alors qu'ils savaient même pas ce que c'était ?

vendredi 21 juillet 2017

Je me suis tue

Mathieu Ménégaux






  • Broché: 192 pages
  • Editeur : Grasset (1 avril 2015)
  • Collection : Littérature Française
  • Existe en version numérique
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2246856124
  • ISBN-13: 978-2246856122











C’est court, concis et terriblement efficace. 

On le sait d’emblée : l’histoire de Claire se termine derrière les barreaux. Mais le lecteur est le seul confident de la jeune femme qui n’a jamais révélé ce qui aurait fait d’elle une victime plutôt qu’une coupable.

Quel fut son crime? C’est au terme d’une auto-analyse qui révèle peu à peu l’engrenage, le piège qui se referme autour de la jeune femme que l lecteur découvre l’inimaginable, l’impensable. C’est une descente aux enfers d’autant plus terrible que rien ne pouvait l’annoncer. Réussite sociale, amour, amitié, même l’absence d’enfant semblait être  un revers accepté.

Le récit est cours et la langue épurée. Le discours reste factuel, en ce sens que la narratrice ne cherche pas la connivence, ne se cherche pas d’excuse. elle énonce tout au plus quelques regrets, quelques « Si seulement », tout en restant distanciée par rapport à ces drames qui se sont succédés.

Le cheminement psychologique de Claire , que l’on a plus d’une fois envie de secouer pour qu’elle sorte de son mutisme, est très bien évoqué. C’est d’ailleurs une sorte de prouesse de la part de l’auteur  qui réussit à ce point à se glisser dans l’univers mental d’une femme. voilà qui remet en cause l’existence d’une plume sexuée. Sans connaître le nom de l’auteur, bien malin celui qui aurait pu imaginer qu’il s’agissait d’un homme.

Reste la question de la raison qui peut pousser cette femme à se murer dans un silence délétère. Le sacrifice inutile d’un être doublement innocent? La perte de tous ses repères? C’est en tous cas une motivation profonde et inéluctable , puisqu’il aurait suffit d’un mot, d’une simple décision, pour que le destin bascule, et ceci à plusieurs reprises.


Difficile de rester indifférent face à cette violence contenue, transcrite avec une économie de mots savamment étudiée, qui en fait une lecture marquante à long terme.




Vinrent les discussions sur le prénom.(...) Je voulais Jean. Il voulait Mathieu. Nous avons choisi Pierre, ensemble. Une solution qui donnait à chacun le sentiment d'avoir laissé de côté son propre ego et de s'être "sacrifié" au bénéfice d'une cause supérieure, de cette entité qu'on appelle le couple

*

Belle liberté que celle de travailler toujours plus, de progresser, de gravir les échelons plus vite que les autres, pour s'écrouler le soir devant une série américaine. Nous perdions notre vie à la gagner.

*

Avec moi sont enfermées une centaine de prévenues, mais je suis seule. Très seule. Cette solitude, si dure et si rude, qu’on peut la toucher. Seule et folle. Qui pour me comprendre ? Personne. Qui pour me pardonner ? Personne. Qui pour me juger ? Toutes et tous.



La vie rêvée de Virginia Fly

Angela Huth






  • Broché: 224 pages
  • Editeur : Quai Voltaire (16 février 2017)
  • Collection : Quai Voltaire
  • Existe en version numérique
  • Langue : Français
  • Traduction (Anglais) : Anouk Neuhoff
  • ISBN-10: 2710376717
  • ISBN-13: 978-2710376712










Curieux roman,  qui suscite la curiosité par son début fort et intrigant , puis dans un deuxième temps adopte une vitesse de croisière. Un soufflé bien gonflé à la sortie du four, qui ne tient pas ses promesses.
La jeune femme qui a les honneurs du titre est pourtant un personnage intéressant : une célibataire de trente et un ans qui vit chez ses parents, entretient une correspondance prometteuse avec un américain, et laisse sa mère organiser une farce médiatique révélant à la nation sa virginité! Avant dire que l’on fait connaissance avec Virginia à un moment fort de sa vie, où son destin risque de connaitre de profondes mutations. 

C’est presque une héroïne digne de Jane Austen, une fille à marier qui a misé sur le mauvais prétendant. C’est le décor qui change et qui modifie la donne. C’est dans un monde sans pitié pour les faibles et les naïfs que Virginia tente de s’intégrer.
Les personnages secondaires sont des pépites : la mère possessive, gaffeuse, insupportable, le père , englué dans ses calculs de moyennes, le prétendant macho, et la délicieuse demi-mondaine sur le retour , pimentent le tableau.

Contre toute attente, après les déconvenues et bévues de la première partie, le récit s’essouffle. L’ordre du monde étriqué de la famille Fly a changé et le calme revient, construit sur de nouvelles bases. On s’y ennuierait presque.

Angela Huth dresse un portrait sans complaisance de notre monde occidental, dont les repères ont volé en éclat avec l’avénement des nouveaux modes de communication. Elle a l’art de toucher là où ça fait mal , mine de rien, tout en nous faisant croire que nous assistons à un scénario comique.


Dommage juste que le dynamisme du début se soit atténué.



Pourquoi, se demanda Virginia, était-elle le genre de fille à qui les gens proposaient toujours une boisson chaude et non simplement un verre ? Qu'y avait-il chez elle qui empêchait les gens d'imaginer qu'elle s'enfilerait volontiers un double whisky ? Pour la première fois de sa vie, par cette froide soirée de novembre, elle refusa la fameuse boisson chaude.

*

J'ai renoncé à espérer, reprit-elle. C'est beaucoup mieux. On peut s'épanouir, vous savez, à se réjouir à l'avance des petites choses dont on est sûr qu'elles se produiront. C'est beaucoup moins sinistre que d'espérer de plus grandes choses qui risquent de ne jamais survenir.

*

Virginia ferma les yeux. Mon Dieu, faîtes qu’il enlève ses chaussettes, supplia-t-elle
















mercredi 19 juillet 2017

Les jours de mon abandon

Elena Ferrante











  • Poche: 288 pages
  • Editeur : Folio (9 juin 2016)
  • Collection : Folio
  • Existe en version numérique
  • Langue : Français
  • Traduction (Italien) : Italo Passamonti
  • ISBN-10: 2070793192
  • ISBN-13: 978-2070793198






Lorsque le roc sur lequel vous  pensez avoir  édifier votre vie se révèle mouvant comme un sable humide, il est difficile de ne pas s’enliser dans la folie.
C’est ce que nous confie Olga, la quarantaine , deux beaux enfants et un mari parfait…Quinze années de certitudes et d’oeillères vont malgré tout s’envoler comme une brume du matin poussée par le vent. 
Le récit est d’une  efficacité remarquable. La langue est soignée mais aussi parfaitement imagée pour rendre compte de la lente plongée vers l’aliénation , que la présence des enfants,  témoins, acteurs, thérapeutes, rend encore plus angoissante. On n’ose pas imaginer les conséquences psychiques d’un tel épisode sur de jeunes âmes , fussent-elles bien matures pour leur âge .
Il ne s’agit pas seulement de ruminations ou de délires conceptuels. Olga se bat avec la réalité dans toute sa trivialité : ce qui fut son quotidien d'épouse accomplie devient une trame d’un cauchemar nauséabond. 
Si le propos est bien éloigné de ce que l’on a connu dans la saga à succès d’Elena Ferrante, on retrouve la force attribuée à la narratrice  , même s’il s’agit d’une force négative. Pas de demi-teinte, pas de mièvrerie, Olga est un personnage marquant, attachant et violent.


C’est tout le talent de l’auteur que de faire d’une banale histoire de l'échec d’un mariage, un quasi-thriller . 



Comme un corps qui a été traversé par la mort pèse lourd, la vie est légère, il ne faut permettre à personne de nous la rendre pesante.

*

J’ai eu une réaction excessive qui a défoncé la surface des choses.
- Et puis ?
- Je suis tombée
- Où t’es-tu retrouvée ?
- Nulle part. il n’y avait nulle profondeur, il n’y avait aucun précipice. Il n’y avait rien

*

Je vivais dans la terreur d'oublier que je devais aller chercher Ilaria à l'école ; et si j'envoyais Gianni faire des courses chez les commerçants des environs, j'avais peur qu'il lui arrive quelque chose ou, pire encore que, accaparée par mes préoccupations, j'oublie son existence et ne pense plus à vérifier s'il était bien rentré.
Bref, j'étais dans un état de fragilité, auquel je réagissais en prenant sur moi, tendue, exténuée







mardi 18 juillet 2017

L'oeil du singe

Hugo Buan








  • Broché: 336 pages
  • Editeur : Pascal Galodé Editions (20 janvier 2011)
  • Collection : POLARS
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2355931151
  • ISBN-13: 978-2355931154






Par principe et par expérience, je me méfie des polars locaux : des expériences malheureuses voire contrariantes m’ont convaincue de passer mon chemin. Exception pour ce polar dont l’action se déroule dans la capitale bretonne, l’auteur ayant su me convaincre du sérieux de ses sources.
C’est le quatrième opus d’une série qui met en scène le commissaire Workan. On ne peut pas dire qu'il m’ait immédiatement séduite : un peu trop brut de décoffrage pour moi. Mais il est vrai qu’en prenant  la série en marche, je n’ai qu’un aperçu de son histoire qui explique et excuse certainement ses débordements.
L’enquête se construit autour d’une drôle d’histoire : un paléo-anthropologue convie la police au coeur de la forêt pour exhumer des cadavres qu’il aurait enterrer. Entre temps une chute de vélo semble lui avoir endommager les connections synaptiques. Pour corser l’intrigue,  l’une des victimes, entièrement délestée de son système pileux, s’est vue offrir un oeil de bonobo insérée dans son estomac en post-mortem!

Revenons aux promesses d’Hugo Buan : je confirme qu’il n’y a pas d’erreur topographique et que même le prix des expresses à la cafèt de la fac de médecine est exact (sauf réajustement récent des tarifs).

On passe un bon moment : les dialogues sont enlevés (grâce à la verve du commissaire et de ses acolytes), et le mystère est bien gardé jusqu’à la fin. Sans oublier le travail de documentation scientifique sérieux qui émaille le propos.


Je me dois d’offrir une session de rattrapage à Workan en revenant aux sources pour savoir s’il mérite mon indulgence.