vendredi 19 juillet 2019

La tentation de la vague

 Alain Schmoll






  • Broché: 264 pages
  • Editeur : Editions L'Harmattan (25 juin 2019)
  • Collection : RUE DES ECOLES
  • Existe en version numérique
  • Langue : Français









Alain Schmoll Commence par  une mise en place ce soigneuse et maitrisée d’une galerie de personnages disparates, dont le narrateur, Werner, héritier d’une famille d’industriels qui a fait du fromage son beurre (un auteur qui écrit en tête de chapitre  : « il y a longtemps que je ne me suis  pas couché de bonne heure », me pardonnera ce trait d’humour facile).

 Le milieu de la finance qui fait tourner les entreprises au rythme des caprices du marché libéral est très clairement mis en scène (j’ai même presque tout compris). Et puis lorsque tout est en place, coup de tonnerre dans un ciel serein, l’auteur nous surprend par une révélation qui change la donne et ouvre le champ des possibles, particulièrement pour comprendre ce qui s’est passé lors d’une journée d’émeute sur fond de revendications écologiques, où un militant a trouvé la mort dans des circonstances peu claires.

Le style est convaincant, persuasif et le sujet est bien intégré, et on entre sans difficulté dans l’g-histoire, hameçonné par les détails qui annoncent les drames futurs.

C’est donc un premier roman réussi, d’autant plus que ce décor de la production industrielle n’est pas a priori ce qui détermine mon choix au départ, et m’aurait plutôt incitée à éviter le thème. Mais le talent de l’écrivain est de créer quelque soit le sujet une ambiance attractive.


Je remercie donc l’auteur et sa maison d’éditions l’Harmattan pour leur confiance.



Papa m’observait sans mot dire d’un œil bienveillant, maman m’examinait de haut en bas et ne pouvait s’empêcher un commentaire négatif, au choix :

– Tu as maigri, je parie que tu ne manges pas assez.
– Tes cheveux sont trop longs, ça te fait une drôle de tête.
– Ta veste est un chiffon, tu aurais pu lui faire donner un coup de fer. – Tu as vu tes chaussures ? Pourquoi n’as-tu pas mis celles que je


viens de t’acheter ?
Mais elle finissait par se tourner vers papa avec un large sourire en


claironnant :
– C’est un beau garçon, notre fils, n’est-ce pas ! Il doit faire des

ravages chez les jeunes filles.

*

Julia assistait de plus en plus souvent aux meetings d’Emancipation révolutionnaire organisés par Romain, dans lesquels Greg était le principal orateur. On comptait sur son charisme, sur sa voix de baryton, sur ses talents d’orateur, pour séduire l’assistance, recruter de nouveaux adhérents, fidéliser les anciens. 



Ingénieur de formation, Alain Schmoll a mené une carrière de dirigeant d’entreprises dans le BTP. Passionné par la lecture et l’écriture, il crée un blog littéraire et publie des critiques sur Babelio sous le pseudonyme d’Archie. 

La Tentation de la vague est son premier roman. 




samedi 13 juillet 2019

Les mystères de la mémoire

Hilde Ǿstby 
Ylva Ǿstby 






  • Broché: 256 pages
  • Editeur : Marabout (10 avril 2019)
  • Collection : Santé
  • Langue : Français
  • Traduction (Norvégien) : Sophie Jouffreau
















La mémoire : un vaste sujet. Et l’objet de plaintes quant à son fonctionnement qui ne répond pas toujours à nos attentes (qui ne s’est pas souvenu un numéro de téléphone inutile alors que le nom de tel acteur s’obstine à nous rester sur le bout de la langue?).
Les ouvrages sur la mémoire, il en existe beaucoup, dont les plus récents effacent sans pitié les précédents dont l’obsolescence programmée progresse au rythme de la recherche en neurosciences. Alors quel est l’intérêt de celui-ci?

Le premier tient aux qualifications des deux auteures norvégiennes  . L’une assure la pertinence des propos scientifiques, puisqu’elle est docteur en neuropsychologie et spécialiste de la mémoire, et l’autre, sa soeur ainée est romancière, assurant une  vulgarisation haut de gamme, pour le non spécialiste.
On a donc un écrit de qualité, dont le sérieux n’empêche pas l’agrément de lecture, dans un style abordable et qui n’exclue pas quelques pointes humoristiques.

Tout débute par  une mise au point sur ce que l’on connaît du fonctionnement de la mémoire , avec le rôle capital de ce petit organe double qui gère le stockage de nos souvenirs, à savoir l’hippocampe. Certains patients auront fait avancer la science en payant cher de leur personne, comme cet homme épileptique que l’on priva de ce capital organe enfoui au cour de notre cerveau et par la même occasion de sa mémoire à court terme.


Dans un deuxième temps, c’est un abord plus philosophique de cette fonction si indispensable, 
avec de nombreux exemples pris parmi les champions des échecs ou de la mémorisation, en abordant sans s’y appesantir les  différentes techniques dont certaines sont bien connues. 
Il est question aussi des faux souvenirs, de ceux que l’on construit soi-même ou aidé par l’entourage et qui sont un véritable casse-tête pour les témoignages dans le cadre d’affaires criminelles.  On peut ne pas se souvenir suffisamment, mais on peut aussi se souvenir trop, en une affabulation involontaire.

Cet ouvrage peut-il marquer les mémoires? Réponse dans quelques semaines ou quelques mois.


Merci à Babelio et aux éditions Marabout pour leur confiance.



Si l'IRM fonctionnelle, qui rend les souvenirs observables -donc  mesurables -, ajoute à leur étude une valeur scientifique certaine, cette technique d'imagerie n'est pas infaillible. Tout ce qui apparaît sur une IRM n'est pas vrai pour autant.
L'IRM fonctionnelle a d'ailleurs permis de montrer des signes d'empathie chez un saumon mort., lorsque la méthodologie n'était pas respectée.

*

Le fait d'oublier est si banal que souvent nous'y prêtons pas attention. pourtant de nombreuses personnes se plaignent d'avoir une mauvaise mémoire, malgré des capacités d'encodage et de traitement tout à fait normales. Elles sont simplement les victimes d'une mémoire de travail parfaitement fonctionnelle, c'est à dire sélective.*

"Nous lisons des romans affinée nous représenter d'autres manières de vivre. La fascination pour les destins individuels de personnages fictifs ou réels est à la base de notre culture", affirme Peder KjǾs.


Les soeurs Ǿstby sont norvégiennes. L'aînée, Hilde, 43 ans est écrivaine, journaliste, historienne des idées. La cadette Ylva, 39 ans est docteur en neuropsychologie l'université d'Oslo et l'une des expertes norvégiennes de la mémoire.

vendredi 12 juillet 2019

Né d'aucune femme

Franck Bouysse







  • Broché: 334 pages
  • Editeur : Manufacture de livre éditions (10 janvier 2019)
  • Collection : LITTERATURE
  • Existe en version numérique 
  • Langue : Français










Il semble écrit de tout temps, le destin de Rose, qui a eu la malchance  de naître fille, et de n’avoir pas eu de frère, scellant ainsi à son insu le sort de sa famille. 
Vendue par  son père pour une bourse maudite, la jeune fille devient l’esclave d’un couple machiavélique, animé par des intentions inavouables qu’elle découvrira peu à peu. 
Le drame se construit autour de personnages sombres et taiseux (même si le cadre et le scénario sont différent, on pense malgré tout à l’atmosphère des romans des soeurs Bronte) qui accentuent le  contraste avec la fraicheur éphémère de Rose, avant que ses hôtes ne contribuent à faire disparaître toutes ses illusions.

Construit comme un thriller, et donnant le tour aux différents personnages, le roman se lit avec avidité, car les secrets sont dévoilés progressivement, et les révélations confirment tout ce que l’on imaginait de pire.

Le récit est se décline à partir du l journal de Rose, confié à un prêtre par une mystérieuse femme qui lors d’une confession déclare ne plus vouloir être seule à savoir. Les cahiers sont les briques d’un mur que les autres personnages édifieront en choeur. 

L’écriture est superbe, et c’est peut-être le bémol : les confidences de Rose, qui n’a jamais eu la chance de fréquenter les bancs de l’école, et ignore les bases de la grammaire, semblent bien élaborées. Même si le prêtre signale avoir corrigé quelques fautes d’orthographe, les envolées lyriques et les sublimes descriptions sont peu crédibles sous la plume dune toute jeune fille quasi illettrée. 

Il n’en reste pas moins que c’est un excellent moment de lecture, que l’on parcourt avec angoisse et impatience, jusqu’au dénouement de l’affaire.



Mon nom, c’est Rose. C’est comme ça que je m’appelle, Rose tout court, le reste a plus rien à voir avec ce que je suis devenue, et encore, ça fait du temps que quelqu’un m’a plus appelée Rose. Quand je suis seule, que tout le monde dort, des fois je répète mon prénom à voix haute, mais pas trop fort, juste pour m’entendre, de plus en plus vite. Au bout d’un moment, il y a plus de début ni de fin, alors je m’arrête et ça continue dans ma tête, comme si j’avais démarré une machine du diable. Si on m’entendait, j’aurais sûrement droit à un traitement spécial et tout serait fichu par terre.

*

Je passais une partie de la nuit à déchiffrer le journal. J’avais jamais été à l’école, mais ma mère nous avait donné quelques leçons en nous forçant à lire et à recopier des passages des Évangiles. Ça me dérangeait pas, contrairement à mes sœurs. J’ai toujours eu l’envie d’apprendre. Je me débrouillais plutôt bien.




Franck Bouysse est un écrivain français, né en 1965, auteur de romans policiers. 

Après des études de biologie, il s’installe à Limoges pour enseigner. Professeur dans un lycée technique, il se lance en 2004 dans l'écriture avec la publication du roman, "La paix du désespoir", dans lequel il s'attache déjà à la psychologie de ses personnages.Il a reçu le prix Babelio de Littérature française 2019 pour "Né d'aucune femme" (La Manufacture de livres), Grand Prix des lectrices Elle - Policiers - 2019.




lundi 8 juillet 2019

Farallon Islands

Abby Geni







  • Poche: 378 pages
  • Editeur : Babel (5 juin 2019)
  • Collection : Babel
  • Langue : Français
  • Traduction (Anglais) : Céline Leroy
  • Existe en version numérique












C’est un  archipel, au large de San Francisco, si petit qu’il est hautement probable que la plupart des lecteurs le découvriront avec ce roman, d’autant qu’il est peuplé essentiellement d’oiseaux et de phoques, et d’une poignée d’humains assez fous pour y passer du temps, en mission d’observation. Le décor est rude, la terre inhospitalière, les animaux défendent leur territoire avec violence. C’est là que Miranda arrive avec son matériel de photographie, accueillie froidement par les exilés volontaires qui résident sur l’île. Chacun vient y panser  ses blessures, montrant les dents comme une bête malade à la moindre tentative d’incursion dans leur vie privée.

C’est un huis-clos fascinant, émaillé de drames et de morts violentes, dans un cadre austère et dangereux, au coeur d’une nature sublime et sans pitié. Il y a fort à parier que l’on regarde différemment les goélands, chapardeurs et culottés qui séjournent sur nos littoraux. 

Abby Geni a l’art de partager ses connaissances sur la nature, sans que cela paraisse artificiel. Les leçons de choses qui émaillent le récit ont leur place dans l’histoire : pas d’impression de copié-collé d’une encyclopédie en ligne


Très beau récit, à la fois instructif et palpitant, une belle découverte. 


Les oiseaux lancent leur cri de guerre. Miranda aperçoit une nuée de goélands qui tournoie dans sa direction. Plumes blanches. Becs luisants. Les yeux fous. Elle connaît suffisamment bien leur violence pour deviner leur intention. Ils se mettent en formation d’attaque, l’encerclent comme des bombardiers à l’approche d’une cible.

*

C’est étrange, après tout ce temps, de s’en aller en n’emportant rien de plus qu’un havresac. Mais ici, rien ne dure. Les jeans qu’elle a apportés il y a si longtemps sont en loques. Ses livres ont succombé à la moisissure. Son oreiller ergonomique est plein de crottes de souris. Les seuls articles qu’elle ait pu conserver – non sans des efforts considérables qui ont requis toute son intelligence, sa vigilance et l’utilisation de conteneurs étanches – sont ses appareils photo numériques, sa chambre et plusieurs rouleaux de pellicule non développés. Voilà son trésor.

*

Une souris est passée près de moi en descendant la colline à toute vitesse. En un éclair, j’ai abattu la pelle dans sa direction. Je voulais la réduire en bouillie. J’ai visé la colonne vertébrale poilue, mais elle allait trop vite pour moi. La pelle a atterri sur le granit, ce qui a envoyé une décharge puissante dans mes deux bras.








 

Nouvelliste et romancière américaine, Abby Geni est fascinée par le rapport que l’homme entretien avec son environnement, les liens que l’homme tisse avec la nature constitue ainsi le fil rouge de toute sa création littéraire.
Elle signe notamment en 2013 un recueil de nouvelles, non traduit en français, intitulé The Last Animal qui rend compte de sa passion pour la faune du monde entier. Diplômée de l’université Oberlin aux Etats Unis, Abby Geni partage son temps entre l’écriture et les ateliers de creative writing qu’elle anime. Son premier roman Farallon Islands traduit en français chez Actes Sud

jeudi 4 juillet 2019

Trois petits tours

Hélène Machelon



















Difficile de juger ce récit sur ses qualités littéraires, pourtant bien présentes : comment dire l’indicible, de partager l’indécente douleur qui accompagne l’une des plus injustes peines que nous vaut la faculté d’être mère, lorsque Dieu ou diable, ou est-ce la cruelle fatalité de notre destin de mortel, vous ravissent le petit être qui vous a été pour un court moment confié?

C’est avec  délicatesse et mesure qu’Helene Machelon donne la parole à tous ceux qui furent les témoins éphémères de ce chemin de croix : la pédiatre qui ouvre le récit, l’infirmière, le clown qui vient chercher les sourires, et même la « punaise » de l’administration, maladroite s’il en fût. Les parents enfin, pris dans un cataclysme qui les dépasse, les broie sans indulgence.

Loin de toute rancoeur, c’est plutôt un hommage rendu à tous ceux qui ont accompagné, écouté, pris soin, soulagé et qui se sont unis pour croire jusqu’à la fin au miracle.

Le temps est loin où, avant de me lancer avec passion dans ces longues années d’études, je me délectais des romans de Soubiran, Journal d’une femme en blanc, vivant comme autant de promesses les cas désespérés qui créaient  le pathos de cette série naïve. Quelques décennies plus tard, ce sont des prénoms gravés à jamais qui surgissent au fil des pages, des prénoms d’enfants réels, dont les histoires font parfois douter de soi. C’est pourquoi ce récit me touche beaucoup, plus sans doute que ne pouvait l’imaginer l’auteur en me proposant la lecture de ce récit. 

Merci à elle pour la délicatesse et la justesse , et pour ce vibrant hommage à la petite Rose, qui a cessé de souffrir mais qui quelque part perçoit peut-être combien elle a été aimée.

#TroisPetitsTours #NetGalleyFrance





Une douleur aiguë court le long de ma nuque et me rappelle le poids que je porte. Elle se réveille insidieuse comme une crampe, les nuits que je passe à gamberger en m'usant les yeux sur les rapports des dernières découvertes de confrères à l'autre bout du monde. Je déteste lancer des paris trop risqués sur des vies tout juste commencées et je tremble à l'idée que nous fassions fausse route. Finalement, je suis condamnée à chercher et à n'avoir jamais l'esprit pleinement serein.

*

Saviez-vous que les petites filles naissent pour faire tourner leur jupon de princesse jusqu'à s'étourdir, pour massacrer les bâtons de rouge à lèvres en se tordant les chevilles sur les escarpins de leur mère, pour sauter sur les lits et s'admirer dans le grand miroir de l'entrée en récitant des poèmes ?
La mienne aussi.
Enfin, c'est ce que je croyais.

*

Lorsque j'ai débuté, je prenais le temps avec chacun d'écouter son histoire, j'écarquillais les yeux, me courbant devant tant de souffrance. Maintenant c'est terminé, je suis fatiguée.
J'ai trop pleuré, enduré trop d'insomnies, hantée par d'effrayants cauchemars où de petits fantômes harcelaient mes nuits. Et à quoi bon en somme me rendre malade à mon tour, ces parents sont inconsolables, quoique vous fassiez, quoique vous disiez, c'est peine perdue. Il n'y a rien à faire pour eux.









Hélène Machelon, née en 1978, vit autour du monde : Alger, Mexico et aujourd’hui à Hanoï. Décoratrice dans l’événementiel, artiste peintre et mère de trois enfants.

mercredi 3 juillet 2019

Tête de tambour

Sol Elias









  • Broché: 197 pages
  • Editeur : Rivages (2 janvier 2019)
  • Existe en version numérique
  • Langue : Français















Récit très sombre au coeur de la folie, envahissante, douloureuse, dramatique et inexorable.

Douleur intime, pour cet être éternellement en marge, depuis l’enfance et tout au long de sa vie. Avec la conscience aiguë de ce qui le submerge sans pouvoir contrôler quoi que ce soit. Les hallucinations l’enferment dans un monde où la violence et la haine sont  la seule réplique, inutile. 

Douleur pour les autres, les parents, témoins et victimes impuissantes des errances délétères de leur fils. Coupables de l’avoir mis au monde, condamnés à subir jusqu’à la mort les écarts de conduite qui les laissent sur la paille. 


Les voix se succèdent et celle de la nièce vient apporter un peu de lumière à travers cet héritage lourd de conséquences.La collecte et le déchiffrage des innombrables notes laissées après son décès est une tâche énorme, mais aussi un hommage à celui qui fut à la fois victime et bourreau.



On se suicide pour échapper à la pression de la vie, pour se soustraire aux exigences minuscules et aux parades familiales de l’existence. 
Parce que ça fout sacrément la pression, la vie. 
Il avait écrit ça en gros sur un Post-it orange au-dessus du bureau à petits papiers et des packs de soda entassés, collé sur la grande glace dans laquelle il se regardait tous les matins. Il en était à six bouteilles de Coca par jour, quatre paquets de Gauloises, cinq plaques de chocolat… 

*

Nous portons tous nos fantômes, la vraie question est de savoir jusqu'où nous pouvons coexister avec eux sans qu'ils nous dévorent.

*

La famille, on la subit ; les amis, on les choisit, comme on dit, mon fils ; mais, même si la famille est un clou planté dans ton coeur, tu dois la porter avec toi jusqu'à ton dernier des souffles...





Sol Elias vit à Paris. Tête de Tambour est son premier roman




Bilan juin 2019


Mois presqu'exclusivement consacré à la rentrée de septembre, les chronique resteront secrètes jusqu'à parution.


1 coups de coeur dans cette liste, 1 5 étoiles, et pas mal de 4 étoiles.


Old School John Niven

Lettres de pluie Steve Sem-Sandberg

La petite sonneuse de cloches Jérome Attal

Nous étions nés pour être heureux Lionel Duroy

Comme une gazelle apprivoisée Barbara Pym

Les mutations Jorge Comensal

Sale gosse Mathieu Palain

Le bad des folles Victoria Mas

Se taire Mazarine Pingeot

La fleur de Dieu Jean-Michel Ré

La campagne n'est pas un jardin Stéphane Fière

Les silences sauvages Karin Serres

La menteuse et la ville Ayelet Gudar-Goshen

Farallon Islands Abby Geni

Une partie de badminton Olivier Adam

A moi pour toujours Laura Kasischke

Trois petits tours Hélène Machelon